
Textes et Poésies
Par nature, les choristes manient les mots : parfois contemporains, parfois médiévaux. Ils les entonnent, les murmurent ou les clâment, tantôt Français, mais aussi Anglais, Allemand, Espagnols... Mais ce sont toujours les mots des autres ! Pourtant certains d'entre nous ont aussi... leur mot à dire. Aussi, comme le silence serait le pire de tous les maux (!), vous invitent-ils à partager quelques unes de leurs lignes.
L'amitié- L'Ancètre - Janvier 2011
L'amitié, c'est une main tendue, timide vers l'arrivée
C’est un regard fuyant furtif, jaugeant l'invité.
L'amitié est un sourire, invitant à revenir
C’est un baiser sur une joue avancée.
L'amitié, c'est des souhaits de bonheur
A des gens hier inconnus,
L’amitié c'est des vœux qui accompagnent les voyageurs,
C’est des regards qui questionnent leur retour
L'amitié c'est de vibrer au son de la même musique.
De partager les petits problèmes de tous les jours
Exprimés sur un clavier, à des kilomètres de là,
Véhiculés par des liens virtuels
L'amitié est une rose blanche
Envoyée au-delà des montagnes
Portée par le vent du cœur…
L'ivre d'Or - Jean-Jacques BOIFFIER - Octobre 2010
Au gré de mélodies trop vite effacées,
Se perd au vent la symphonie d’antan,
D’une jeunesse enfuie aux chants oubliés,
Du temps où roucoulaient mes vingt ans.Chants de prière, de corps de garde
Etaient ici mêlés en cœur à corps
Au creux de nos poitrines hagardes
Gonflées des grands desseins d’alors.Puis le silence tomba au champ d’horreur
Des désillusions adultes, parfois zébré
Du gazouillis d’un enfant nouveau-né
Ou, d’une mère ravie, le cri de bonheur.Au cœur de ce chœur aujourd’hui blotti
Je loue Ronsard, je célèbre Lotti
Bach m’émeut, me trouble Purcell,
J’y chéris Mozart, et vénère Haendel.Ah, psalmodier Schütz, exhalter Verdi,
S’enivrer de Beethoven ou bien de Vivaldi,
Et goûter ensemble de Guy le viril doigté
Enflammer Chopin sur son grand clavier.Et puis ! Oublier toutes autres vanités,
N’avoir que Ma-lou pour horizon de Cantor
Et pour seul trésor que l’ivresse de chanter
Pour n’être plus enfin que l’ivre d’Or.
Vagadond !!! - L'ancêtre - Juin 2010
Il marche seul sur les sentiers poussiéreux
ses chaussures ne tiennent plus qu' avec de la ficelle
Des pièces à son pantalon , et pourtant il est heureuxMarcher sous le soleil au zénith et sous la lune
Qui éclairent les moments ou il s'aperçoit qu'il est seul
Devant un feu de bois qui le réchauffe
Il décide de l' itinéraire qu 'il va prendre
De son destin , le hasard est son atout
L' aurore arrive à pas de feutre pour une nouvelle journée
Des chemins , des routes , il préfère les dunes
Pour voir la mer , marcher sur le sable et entendre les crécelles
Le sable chaud et les vagues froides
pouvoir sentir l ' air marin que le soleil précoce réchauffe
Derrière lui , le sable baigné par les vagues , ses pas , il est toujours seul
Le soleil fatigué , cède sa place à la lune jaune tendre
Le vagabond n ' a fait que passer
ses pas, dans le sable , sont effacés ..............fin
Du beaume au Choeur - Danièle RIMARK - Avril 2010
Le printemps est là. "Mai" pointe son nez.
Quelques jours encore..., sommes-nous bien prêts ?
Travaillons nos textes, modulons nos voix
Pour que notre CHOEUR donne de la joie.Chante, chante, ça tient chaud ....
Avance, et tu iras plus haut,
Pour plaire, faisons ce qu'il faut.
Notre Concert doit être beau.
Dis-moi, Dis-nous- Jean-Jacques BOIFFIER - Janvier 2010
Dis-moi, poète anonyme,
Quand révèleras-tu, moqueur
Ton nom, ton patronyme
Et ta place dans le Chœur ?
Dis-nous, poète sans visage
Qui te caches derrière tes rimes,
Est-ce-bien là le bon usage
De celer à nos yeux ton visage ?Dis-nous, poétesse à l’âme tendre
Fille du vent et femme-fleur,
Quand viendras-tu prendre
Toute ta place dans nos cœurs ?
Chant Libre - Jean-Jacques BOIFFIER - Décembre 2009
Le Chemin des Choeurs - Jean-Jacques BOIFFIER - Décembre 2009
Voici le désespoir qui fond, la peine qui s’écrase,
Un chêne qui se fait les griffes sur le ciel.
Un raisin qui prodigue des parfums essentiels
La montagne, un écho, un sourire, une phrase.Là-haut, sur le temple où dorment les nuages,
Où le ventre des dieux caresse les feuillages
De ces acacias acérés qui coiffent les prairies
Là-haut battent en chœur des cœurs réunis.Et ces cœurs s’entrelacent pour ne faire qu’un.
De leurs voix emmêlées s’évadent des refrains
Qui fouettent la campagne en hurlant le secret
Du temps qui se prélasse, avide et désuet.Au loin, où l’herbe humide invente une frontière,
Là-bas, des sensations supplient des sentiments
D’écouter la stupeur du tourbillonnement
Qui sort lorsque le chant gonfle nos artères.
Voici, mon Ami, le chemin qui nous attend
Au détour d’un air que nous chanterons ensemble.
Chemin de vers qui mène au delà du temps
Et ouvre l’espace d’un futur qui nous rassembleNos vingt ans ! ... - Choriste anonyme - Juin 2006
Dans un frou-frou joyeux d'élégantes toilettes ...
Inaugurées, ce jour, pour embellir la fête,
Accompagnant la joie de notre anniversaire,
Reste le souvenir d'un merveilleux concert !Si, Marie-Louise et Guy nous ont donné des ailes ...
Superbe, en robe rouge, c'était bien la plus belle !
Mandolines et guitares, flûtes et notre saxo,
Excellents musiciens, l'ensemble était très beau !Moment de pur bonheur ! Public enthousiasmé !
Bienvenue au succès dont nous avions rêvé ...
Nous garderons l'écho, au fond de nos mémoires,
Des chaleureux bravos, dans la douceur du soir.Merci, aux chefs de choeur qui se sont succédés,
Chacun, à sa manière, nous a fait progresser.
Aujourd'hui, Marie-Louise, avec un beau sourire,
Nous apprend à chanter... sans oublier de rire !!!Si, depuis l'origine, quelques uns sont restés
Présents à la chorale, contre vents et marées ...
C'est toujours dans la joie, que seront accueillis
Les visages nouveaux, arrivant en amis.Ainsi passent les jours, les mois et les années,
Mais jamais ne finit le bonheur de chanter,
Tissant entre choristes une amitié fidèle,
Qui défiera le temps, pour une vie plus belle !
La renaissance - Choriste anonyme
Vieillir, c'est l'art dit-on d'accomoder les restes
Cette comparaison me parait un peu leste
Mais à la réflexion, c'est vrai, c'est même beau.
Accomoder les restes ? C'est un vrai renouveau.Avoir les cheveux blonds, les voir devenir gris,
L'effet est progressif et l'on n'est pas surpris.
Quelques plis superflus sur notre peau bien lisse,
Des rides "d'expression", les ans sont nos complices.Même sous les lunettes, les yeux gardent leurs charmes
Ils ont brillé d'amour, ils ont brillé de larmes
Ils ont tant regardé qu'ils ne voient plus très bien,
Mais le regard du coeur, lui, voit encore très loin.L'oreille est un peu dure, mais faisant les coquettes
Nous sourions toujours en ayant l'air distrait !
Pas besoin d'écouter, notre for intèrieur
Nous permet d'entendre le vrai et le meilleur.Passés, printemps, été, les plages sont désertes.
L'automne est arrivé, nous sommes encore alertes,
Marchons plus lentement, il y a tant à voir ;
Les hivers sont très doux, quand on aime le soir.
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